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Pense-bête pour l’installation d’Enlightenment sur une Ubuntu sans environnement graphique pré-installé

jeudi 26 octobre 2017, par thierrybo

J’écris cet article comme un pense-bête sur ce qu’il y a à faire pour installer le gestionnaire de fenêtre Enlightenment E22 sur une distribution vide (sans environnement graphique d’installé)...

Plus exactement ce sera à partir d’une Ubuntu. Dans ce billet j’écrivais que je n’étais pas d’accord avec les conclusions de l’auteur, à savoir qu’on ne pouvait obtenir une distribution stable basée sur Enlightenment qu’en utilisant une distribution bâtie autour d’elle, comme Bodhi_Linux.

  1. Image iso utilisée : page Installation/MinimalCD - Community Help Wiki, prendre le lien 64-bit PC (amd64, x86_64) (Recommended) Ubuntu 17.10 "Artful Aardvark"
  2. Démarrer le PC avec le CD, prendre l’option par défaut « Install » (installation graphique).
  3. Je n’aborderai pas l’étape super importante du partitionnement des disques et des divers cas de multiboot, se référer à des guides sur Internet.
  4. Sélection des paquets : ne choisir aucun ensemble prédéfini de logiciels.
  5. A la fin de l’installation, désactivation des paquets recommandés :
  6. Prérequis pour Enlightenment [1] :


  7. Pour utiliser les commandes de création de dépôt automatique :


  8. Ajout du PPA officiel pour Ubuntu proposé par Enlightenment [2] :


  9. Installation d’Enlightenment et de son terminal :


  10. Installation du gestionnaire de connexion [3]


    Méthode alternative pour les nostalgiques (« mais pas que ») : Se passer d’un gestionnaire de connexion. Vous démarrez en mode console pour vous identifier, et du coup vous supprimez encore une couche de logiciels, cool !!
    Pour cela il faut créer un fichier ~/.xinitrc par exemple avec nano ~/.xinitrc et y insérer les lignes suivantes :

    Ensuite rendre ce fichier exécutable :


    Ensuite si vous voulez démarrer automatiquement la session X après s’être identifié dans la console (c’est quand même plus pratique), ajouter à la fin de du fichier ~/.profile (ou ~/.bash_profile}) les lignes ci dessous. S’il n’existe pas, copier le modèle depuis /etc/skel/.profile [4]


    Si vous ne le faites pas, vous devrez taper « startx » pour lancer l’environnement graphique


  11. Redémarrage

A ce stade vous devriez avoir l’écran de connexion de LightDM (ou une console si vous avez choisi la méthode alternative :-) ) :

PNG

La première ouverture lance un assistant de paramétrage (assistant qu’il sera possible de relancer depuis la fonction Profils dans les paramètres)












et enfin vous devriez arriver sur ce bureau, champagne B-)

PNG

Il reste une chose à faire pour terminer l’installation de base. A ce stade, si vous voulez arrêter ou redémarrer votre PC depuis E ou depuis LightGDM, vous remarquerez que les menus pour le faire sont grisés :


La raison est qu’Enlightenment n’est pas fourni avec un « agent d’authentification graphique » Polkit [5] ( c’est normalement un truc dont on se fout par défaut car inclus d’office dans le environnements de bureau classiques, mais ici ce n’est pas le cas).

Pour corriger le problème, la documentation d’Archlinux demande d’aller dans Settings Panel > Apps > Startup Applications > System et d’activer Certificate and Key Storage, GPG Password Agent, SSH Key Agent and "Secret Storage Service", mais je n’ai rien de tout ça, comme dans l’image ci-dessous :

« GSettings Data Conversion » et « User folders update » sont propre à Ubuntu/Gnome et vboxclient vient des Additions Virtualbox.

Je pense que ça doit s’appliquer à une version antérieure, peut être la E17.

Donc aujourd’hui pour retrouver l’usage des boutons et le montage des périphériques (dvd, clés USB), il faut installer le paquet policykit-1 :

Ça semble suffire chez moi, puisque les menus de redémarrage fonctionnent et les Cd-rom se montent et s’ouvrent automatiquement dès l’insertion.

Voila, c’est tout pour l’installation de base. Évidemment, il y a encore des trucs à régler après, mais ça fera l’objet d’un autre billet !

Notes

[1Source https://www.enlightenment.org/docs/distros/debian-start (Il n’y a plus besoin pour Ubuntu et Debian de préciser xinit , c’est déjà une dépendance de xorg)

[3Pourquoi LightDM et pas un autre ? Effectivement au début je cherchais le gestionnaire de connexion le plus léger possible (hormis la console :’-)) ). Il en existe beaucoup, mais en croisant les principaux wiki des distributions, j’ai fais une sélection et il en est ressorti les suivants : SLiM, LightDM, XDM, GDM, LXDM, SDDM. XDM semblait être le meilleur candidat, le plus léger de tous, c’est le gestionnaire officiel de X, mais honnêtement, il est tellement moche que je préfère me loguer en mode console ! De plus il n’a même pas les options de redémarrage ou d’extinction des autres. SLiM semblait être le suivant, mais je l’ai éliminé également suite à son déclassement sur le wiki d’Archlinux qui l’a enlevé de leur liste car il n’est plus maintenu. Ceux qui restent sont tous liés à un environnement de bureau particulier, ce que je voulais éviter. LightDM est lié Ubuntu. Il a été créé par Canonical pour Ubuntu, même si avec Artful et le retour à Gnome, le gestionnaire par défaut devient GDM. GDM qui est lié au bureau Gnome. LXDM à LXDE et SDDM à KDE. Je dois avouer que j’ai fais l’impasse sur LXDM. Et finalement d’après mes lectures, LightDM est plus léger que GDM et SDDM (d’où son nom !) et finalement pas autant que ça lié à Ubuntu. En effet il est référencé sur le site Freedesktop.org.

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