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mardi 6 septembre 2005, par
Quelques impressions après avoir "essayé" ces deux Systèmes de Gestion de Contenu.
Je ne travaille pas dans l’informatique, je ne suis webmestre d’aucun site, mon expérience se limite aux sites personnels. Je ne suis qu’un simple utilisateur "avancé" de ces outils, parce que çà me passionne, donc prenez ce qui suit juste pour ce que cela représente, juste quelques pistes.
En effet quand j’ai commencé à m’intéresser à la création de pages web, j’utilisais des éditeurs classiques ou codais à la main. Je n’ai vraiment essayé jusqu’ici que trois Systèmes de Gestion de Contenu (CMS en anglais) :
Ovidentia :
Le 1er que j’ai testé. Il m’avait tellement plu que j’avais convaincu le responsable informatique de l’entreprise où je travaillais à l’époque de l’installer. Mais Ovidentia n’est pas adapté à un site communautaire ou dans mon cas pour un site personnel. Il est très orienté Intranet et travail collaboratif (règles d’approbation des documents en fonction de l’organigramme de l’entreprise, etc..)
Mambo (oups, pardon c’est Joomla ! maintenant) :
J’ai craqué pour lui lorsque j’ai décidé de passer mon site personnel sur CMS, c’était au moment où Mambo "explosait" dans la presse informatique…
SPIP :
J’avais déjà lorgné sur lui au moment du choix de Mambo, mais SPIP m’avait semblé plus "difficile" d’accès à l’époque. Au final, je suis revenu à SPIP :
Le choix d’un CMS pour un site personnel doit se faire en dressant une liste des fonctionnalités que l’on désire à celles offertes par les CMS.
En ce qui me concerne, la première chose est que je suis (1) faignant ! (2) très mauvais designer, pour l’apparence d’un site (j’espère être meilleur programmeur amateur !).
J’ai donc pris la décision de renoncer à faire un beau site, et au contraire d’aller vers quelque chose qui soit le plus nu possible où seul le contenu importe. Sur ce plan là, et en rapport avec le point (1), SPIP me convient beaucoup plus que Joomla, car le squelette par défaut de SPIP est fonctionnel tout de suite. Pas très original, mais fonctionnel. Je n’ai pas à me prendre la tête pour le modifier, sauf pour rajouter quelques fonctionnalités. Et de cette façon je pourrais continuer à intégrer les mises à jour des prochaines versions plus facilement.
Si vous avez déjà installé Joomla, vous savez déjà qu’aucun des trois ’templates’ (les squelettes de Mambo) ne correspond à ce critère. Ils sont sensés mettre en valeur la capacité de Mambo à présenter un portail "riche" dans la droite lignée de ce qu’on trouve le plus sur Internet. J’ai du chercher un template sur le net le plus simple possible et le modifier pour l’adapter à mes besoins.
Sur ce plan là, vous pouvez penser pourquoi dans ces conditions j’ai choisi Mambo ? Il se trouve qu’en 2004, j’avais deux "travaux en cours". D’une part faire une proposition pour convertir le site Strategikon, le portail français des Jeux de simulation historiques, et faire un cd-rom pour les parents des élèves d’une école. Dans les deux cas j’avais choisi Mambo pour les réaliser, et j’ai pensé que le choisir pour mon site personnel permettrait de faire "une économie d’échelle !". Pour le cd-rom, Mambo me permettait de créer le contenu en local, puis de graver le cd à l’aide des fichiers générés par un "aspirateur" de site comme [Wget]
Le site Strategikon était en 2004 créé et maintenu à l’aide d’outils classiques de création de pages web, et le webmestre était le seul à pouvoir ajouter et modifier le contenu. Joomla était très adapté pour ce type de site et j’ai donc réalisé le site complet, avec exactement la même apparence que l’ancien site, mais géré par Mambo ce qui permettait d’avoir plusieurs auteurs. Comme vous pouvez le voir, finalement c’est un dérivé de Wiki qui a été retenu.
Voyons un peu les deux CMS, en présentant les inconvénients de chacun (c’est plus facile !) :
La réécriture d’url est très bien gérée, sauf un point qui peut s’avérer gênant. A la création d’article, SPIP stocke dans la base de données le nom réécrit de l’URL en fonction du titre de l’article. Si vous changez plus tard le titre de cet article, le nom réécrit n’est pas modifié dans la base. C’est plutôt une bonne chose puisque votre page peut être déjà référencée par d’autres sites ou des moteurs de recherche, et ceci évite que son URL ne change.
Là ou c’est moins drôle, c’est que j’ai découvert que l’utilisation du bouton « Voir en ligne » met à jour systématiquement le nom réécrit dans la base ! Cela peut mettre par terre votre site sans que vous vous en rendiez compte, puisque le réflexe quand on a finit de créer ou modifier un article est de cliquer sur ce bouton pour voir le résultat. Et à un moment donné, même si vous faites attention aujourd’hui, vous vous ferez “avoir” !
La solution, ne jamais cliquer sur le bouton « Voir en ligne ». Naviguez plutôt sur votre site publique, et utilisez le bouton “Recalculer cette page”, qui lui ne génère pas de recalcul de l’URL.
Pas de gestion de la mise "hors-ligne" temporaire du site (pour une mise à jour par exemple).
L’absence de gestion fine de la poubelle. Il n’y a pas de véritable "corbeille" qu’on vide quand on a envie. Il n’y a pas de gestion de la poubelle pour les rubriques non plus.
La gestion des pièces jointes n’optimise pas l’espace disque. Si on veut utiliser à nouveau une image ou un document qui a déjà été envoyé au serveur dans un autre article, il faut l’envoyer une nouvelle fois au serveur. Pour éviter cela, il faut aller sur l’article en question, noter le numéro de l’image ou du document, et l’insérer à la main dans le nouvel article. Même dans ce cas, il ne sera possible de les insérer que dans le corps de l’article, impossible de le mettre en "pièce jointe" [1].
Impossibilité de pré-visualiser une modification à un article sans le mettre en ligne. Avec Mambo, si vous éditez un article déjà en ligne, vous pouvez visualiser le rendu final avant de valider les modifications. Avec SPIP, pour voir le résultat, il faut le valider, ce qui peut être problématique si ce n’est pas concluant.
Impossibilité de précisez une date de création d’article avant sa mise en ligne. Il faut d’abord le mettre en ligne, puis l’éditer à nouveau pour pouvoir changer ce paramètre.
Absence d’une API pour pouvoir modifier la barre d’outil de création d’articles. Pour ajouter des boutons à la barre typographique ou un éditeur WYSIWYG, il faut modifier les fichiers de SPIP, ce qui est problématique pour les mise à jour. A contrario Mambo excelle dans ce domaine, puisqu’il a été conçu dès le départ pour recevoir des "plugins" (ajouts d’extensions au système de base).
Absence du choix du préfixe des noms de table dans les écrans d’installation. Il est courant sur les hébergements gratuits ou même les hébergements payant d’entrée de gamme de n’avoir qu’une seule base Mysql à sa disposition. Bien sûr, après recherche dans la documentation, il est possible avant de lancer l’installation de créer le fichier “mes_options.php3” et d’y inclure le préfixe des tables. Mais ce n’est pas satisfaisant :
Complexité du système de squelettes.
Pour avoir essayé les deux, je peux vous dire que les commentaires que vous pouvez lire précisant que tous les sites Mambo se ressemblent, etc.. sont complètement faux. Il est possible de tout faire avec les squelettes SPIP, de la même façon qu’il est possible de tout faire avec les templates Mambo. La seule différence est que c’est beaucoup plus compliqué de le faire avec SPIP qu’avec Mambo.
Pour comprendre la différence qu’il y a entre le système de template de Mambo et SPIP, je ferais une analogie avec le bloc-notes de Windows et un éditeur de page web comme Dreamweaver. Dreamweaver vous permet avec un bouton de dire qu’une image sera cadrée à droite ou à gauche. Si vous utilisez le bloc-notes, il vous faudra taper à la main le code html correspondant.
C’est la même chose entre les templates Mambo et SPIP. Dans SPIP si vous voulez que dans une page la liste des brèves soit sur le coté droit au lieu du gauche, vous allez devoir intervenir sur plusieurs pages et faire ces modifications dans le code html. Le grand avantage de Mambo est qu’il gère pour vous tous ces problèmes de positionnement dans son interface d’administration. Au final, le développement des templates est grandement simplifié.
Au lieu d’un fichier par page comme dans SPIP, vous créez UN SEUL fichier html et un fichier php ainsi que la feuille de style. Ce template se concentre uniquement sur la présentation, pas du positionnement du contenu. La seule chose à indiquer est le positionnement de quelques grandes zones (Haut, bas, gauche, droite, corps, etc.). Ensuite pour reprendre notre exemple, il suffira dans l’interface privée de Mambo de sélectionner "l’objet’ qu’on veut placer (ici un ’module’ de ’news’) et de choisir à la souris dans une liste déroulante dans quel bloc du template on veut l’afficher ! Si vous avez plusieurs modules dans un même bloc, là encore il suffit d’indiquer l’ordre dans lequel on veut qu’ils apparaissent !
Vous pouvez également appliquer des templates différents pour chaque élément. Avec une telle puissance, Mambo l’emporte au la main sur SPIP pour la création de squelettes. Encore une fois je le rappelle, SPIP permet de réaliser n’importe quel template, mais beaucoup moins facilement et en intervenant beaucoup plus sur les fichiers du squelette.
Pour vous convaincre qu’avec Mambo on peut faire ce que l’on veut, voici les images de la page d’accueil de l’ancienne version du site Strategikon (qui n’utilisait pas de CMS je le rappelle), suivi le la version réalisée avec Mambo.
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Barre typographique incomplète
J’ai du mal à me positionner concernant la barre typographique de SPIP. Il serait facile de la trouver "bof", pour ne pas dire plus. Ayant participé un temps à la mise à jour de la traduction française du manuel d’utilisation de PEAR [2], je comprend tout à fait les motivations des développeurs. A la manière du format Docbook [3] utilisé pour le manuel PEAR, le principe est de séparer la présentation du contenu. Par exemple avec SPIP pour créer une liste vous écrirez chaque élément sur une nouvelle ligne commençant par un tiret et un espace pour une liste non numérotée, un tiret et un "dièse" pour une liste numérotée comme ceci :
-# Elément 1
-# Elément 2Avec Docbook vous écrirez <itemizedlist> pour une liste à puce non numérotée, <orderedlist> pour une liste ordonnée par des numéros :
<itemizedlist>
<listitem>Elément1</listitem>
<listitem>Elément 2</listitem>
</itemizedlist>Évidemment l’équipe de SPIP a été obligée d’adopter une syntaxe beaucoup plus simple, l’utilisation de Docbook étant assez complexe.
Le problème que je vois ici est le manque d’aide pour les rédacteurs. L’équipe de SPIP a choisi un langage de mise en forme propriétaire, soit, mais je trouve que la moindre des choses serait encore de présenter à l’utilisateur une barre typographique complète permettant au simple rédacteur de voir tout de suite ce qu’il est possible de faire et pas seulement Italique, Gras, Intertitre, Liens et Notes. Il devrait être possible de faire des liens vers d’autres éléments de SPIP (documents, image, rubrique ,etc..) via un bouton et une sélection à la souris. Il devrait être possible également, après avoir saisi les éléments d’un tableau, de pouvoir après sélection insérer automatiquement tous les séparateurs de colonnes au bon endroit.
L’idéal évidemment serait de proposer un éditeur WYSIWYG qui générerait le code SPIP… mais ceci est une autre histoire. On peut se demander également si le code HTML simple n’est tout simplement pas la solution. La crainte des développeurs est souvent que l’utilisation de ces éditeurs puisse casser l’homogénéité d’un site. Les solutions d’éditeur html pour le WEB proposent la plupart de bloquer les styles à ceux défini par le site web.
Ma liste est plus courte pour Mambo, alors pourquoi ai-je choisi SPIP ? Les éléments clefs qui m’ont fait choisir SPIP :
Mon site est un simple Blog, et j’ai passé l’âge de vouloir y intégrer une myriade de fonctionnalités
Dans le cadre d’un simple Blog, la gestion interne de SPIP est plus simple que celle de Mambo.
Le squelette par défaut me convient parfaitement.
Mambo ne gère même pas les forums d’articles (ou commentaires) en natif, alors que SPIP oui.
Mambo ne gère pas le multilinguisme du tout en natif, alors que SPIP oui.
Notes :
[Wget] Wget, convertit le site dynamique original en pages html statiques simples
[1] Une fonctionnalité unique à SPIP appelée ’portfolio’ permettant de "joindre" des documents ou des images à un article à la manière des emails.
[2] PHP Extension and Application Repository, un dépot centralisé d’applications et d’extensions pour le langage PHP
[3] DocBook est un langage de balisage conçu à l’origine pour la documentation technique informatique (matériel et logiciel)
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