Les affres de la gravure de CD/DVD par paquets sous Ubuntu/Linux (packet-writing)
lundi 12 mai 2008
Autant le dire tout de suite, c’est le parcours du combattant pour y arriver, et son utilisation est réservée aux bidouilleurs et autre geeks car le fonctionnement est aléatoire et peut ne pas marcher suivant les graveurs. De plus certaines des choses que j’ai faites ne sont peut-être pas nécessaires.
Tout d’abord il faut installer le paquet udftools. Contrairement à la situation d’il y a deux ans où il n’était pas dans les dépôts Ubuntu, çà simplifie la vie.
Ensuite il faut décider pour quels graveurs vous voulez activer l’écriture par paquets si vous en avez plusieurs. Cette configuration se fait dans le fichier /etc/default/udftools. Par défaut toutes les lignes sont commentées. La seule chose nécessaire est la ligne “DEVICES”. Vous devez la décommenter et y inscrire la liste des périphériques gérés. Par exemple dans mon cas :
Pour la suite, j’apellerai le device classique $dev, le device correspondant utilisé pour la gravure par paquet $pktdev, la vitesse de gravure $x et le point de montage $mnt.
Le premier device correspond à mon graveur de DVD/CD et le second au graveur de CD. Le paramètre NEWINT est détecté automatiquement par rapport à la version du noyau et NEWINTNAMES également.
Vous obtiendrez automatiquement des nouveaux périphériques (leur nombre dépendra de ce que vous avez mis dans DEVICES plus haut) dans /dev/pktcdvd/ (dans mon cas /dev/pktcdvd/0 et /dev/pktcdvd/1). Le 0 et le 1 sont les noms par défaut. Si vous voulez les personnaliser, il faudra dé-commenter la ligne NEWINTNAMES et remplacer "0 1 2 3" par les valeurs de votre choix (par exemple "dvdwriter cdwriter 2 3").
Ce qu’il faut bien comprendre c’est qu’auparavant votre graveur était accessible par un seul “device”, par exemple /dev/cdrom0 et éventuellement des alias. De même dans le poste de travail de Gnome, vous aviez un icône pour le périphérique. La gestion de l’écriture par paquets se faisant uniquement par les périphériques /dev/pktcdvd/*, vous aurez maintenant deux icônes par périphérique et devrez choisir lequel monter en fonction de l’usage que vous voudrez en faire (écriture par paquet où pas).
Pour pouvoir monter/démonter facilement dans Gnome, il va falloir faire deux choses :
/media./etc/fstab.Je ne vais pas détailler les commandes, vous utilisez la console ou Nautilus au choix, mais il faut :
en root créer un répertoire dans /media/ (/media/cdpacketwriting par exemple) pour chaque graveur.
en root modifier le groupe du répertoire de montage ci-dessus à plugdev. Ensuite donner à ce répertoire tous les droits en écritures à ce groupe. IMPORTANT : Il faudra renouveler cette opération pour CHAQUE CD la première fois qu’il est monté.
en root changer le groupe des périphériques que vous avez créé (/dev/...) au groupe plugdev et donner tous les droits à ce groupe. Par défaut tous les utilisateurs sont affectés au groupe pludev.
en root ajouter pour chaque périphérique une ligne comme ceci dans le fichier /etc/fstab :
, par exemple /dev/pktcdvd/0 /media/cdpacketwriting udf rw,user,noauto,noatime,utf8 0 0
L’automontage de Gnome, bien que pratique, va poser un problème. En effet si vous insérez un CD que vous voulez gérer par la gravure par paquets, Gnome va le monter de façon classique et vous ne pourrez pas l’utiliser. La désactivation de l’automontage se fait dans le menu / Système / Préférences / Préférences des périphériques et des media / -> onglet Stockage -> option “{Monter les media amovibles lors de l'insertion}” (depuis Hardy/8.04 l’automontage se désactive en lancant l’éditeur de configuration de Gnome, gconf-editor, puis en décochant la clé /apps/nautilus/preferences/media_automount).
Avant d’aller plus loin, il faut activer les changements ci-dessus, je vous recommande de redémarrer le PC bien qu’on puisse lancer la commande sudo invoke-rc.d udftools start et relire le fichier fstab.